Votre boutique en ligne connaît déjà vos produits et leurs prix. Votre CRM, lui, ne connaît que ce que vous lui avez tapé. Tant que les deux listes vivent chacune de leur côté, vos affaires se chiffrent « sur devis » — et un pipeline dont aucune ligne ne porte de prix ne prévoit rien.
Il y a deux chemins. Commencez par le premier : il ne demande aucun fichier.
Chemin 1 — Coller l'adresse de sa boutique
- Ouvrez 📦 Produits, puis ⬆ Importer.
- Dans le premier champ, écrivez l'adresse de votre boutique :
maboutique.ma. Avec ou sanshttps://, avec ou sanswww, peu importe. - Cliquez sur Lire le catalogue.
C'est tout. Shopify et WooCommerce publient leur catalogue dans un format que khls sait lire directement, sans mot de passe, sans clé, sans réglage à faire chez vous.
Chez WooCommerce, ce chemin est meilleur que le fichier. Un produit décliné en tailles ou en couleurs a son prix rangé sur ses variantes, pas sur le produit lui-même — et l'export CSV rend alors une ligne de prix vide. Lu par l'adresse, le prix arrive résolu. Si vous avez le choix, choisissez l'adresse.
Si rien ne vient, ce n'est pas grave et ce n'est pas vous : certaines boutiques sont derrière un pare-feu (Cloudflare, Sucuri) qui refuse les lectures automatiques, et d'autres plateformes ne publient pas leur catalogue. Passez au chemin 2, qui marche partout.
Chemin 2 — L'export CSV, étape par étape
Chez WooCommerce
- Dans le tableau de bord WordPress, ouvrez Produits.
- En haut de la liste, cliquez sur Exporter.
- Laissez « Toutes les colonnes » et « Toutes les catégories ».
- Cochez « Yes, export all custom meta » — vos champs personnalisés suivront.
- Cliquez sur Générer le CSV. Le fichier se télécharge tout seul.
Chez Shopify
- Ouvrez Produits.
- Cliquez sur Exporter, en haut à droite.
- Choisissez Tous les produits, puis CSV pour Excel.
- Validez. Shopify télécharge le fichier — ou vous l'envoie par e-mail si votre catalogue est gros.
Puis, dans khls
- 📦 Produits → ⬆ Importer.
- Déposez le fichier dans la zone du bas. Le badge nomme la plateforme reconnue.
- Vérifiez l'aperçu, décochez ce que vous ne vendez plus, validez.
Ce que khls fait de votre catalogue
Un produit décliné devient une ligne, pas trente. Vos douze coloris d'un même sac ne sont pas douze offres : c'est une offre. Le prix public reçoit la variante la moins chère, et la mention « à partir de » apparaît toute seule quand les variantes ne sont pas au même prix.
Le deal médian se remplit. C'est la colonne qui fait vivre le prévisionnel : quand un commercial crée une affaire sans saisir de montant, c'est ce chiffre-là qui est compté. Sans lui, votre pipeline affiche zéro dirham de prévisionnel même quand il est plein.
Rien n'est écrasé. Un produit déjà présent dans le catalogue n'est pas réimporté : il apparaît grisé, marqué « déjà au catalogue ». Le prix que vous avez corrigé à la main la semaine dernière ne sera pas remplacé par celui de la boutique. Mettre à jour reste un geste, depuis la fiche.
Aucun prix importé n'est citable par un agent IA. Un fichier déposé n'est pas un prix relu. Le jour où le chat de votre site annonce un tarif, c'est parce qu'un humain a ouvert la fiche et coché la case.
Les prix arrivent dans la devise de votre boutique, sans conversion. L'écran vous dit laquelle. Si votre boutique compte en euros et votre CRM en dirhams, c'est à vous de trancher — khls ne convertit rien dans votre dos.
Le bon réflexe après l'import
Ouvrez le catalogue et regardez la colonne Utilisé. Elle est à zéro partout : normal, aucune affaire n'y pointe encore. Choisissez les trois ou quatre offres que vous vendez vraiment, et désactivez le reste — la liste « Produit » de chaque fiche est un menu, et un menu de soixante lignes ne se lit pas.
Vos produits, vous les voyez déjà dans votre boutique. Ce que la boutique fait mal et que khls fait bien, c'est le réachat : le guide « Rapatrier les clients de sa boutique en ligne » est la suite logique de celui-ci.